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Statut LMP et LMNP



L'investisseur sous statut de Loueur en Meublé Professionnel (LMP) ou Loueur en Meublé non Professionnel (LMNP) cumule les avantages de défiscalisation puisqu'il peut déduire de ses revenus locatifs un grand nombre de frais directs et indirects.

Si le Statut LMP ou LMNP est un peu complexe, l'avantage fiscal obtenu vaut largement la peine de s'y attarder.

Comment ça marche ?

Le statut de loueur en meublé professionnel ou non professionnel permet de générer des revenus locatifs déclarés en tant que Bic (bénéfices industriels et commerciaux) à l'administration fiscale.

Sur ses Bic peuvent être déduits les intérêts d'emprunt, les charges de propriété et de copropriété, les frais d'établissement, les dépenses d'entretien et de réparation, les amortissements des meubles (période de 5 à 7 ans), les amortissements des murs (période de 20 à 30 ans). Le but de la manoeuvre est d'annuler les revenus par l'effet des déductions ce qui permet de ne pas payer d'impôt sur les loyers perçus.

Les biens concernés par le statut LMP et LMNP sont neufs ou anciens, loués meublés à une personne physique ou morale. Il peut s'agir par exemple de chambres meublées, de locations saisonnières, de gîtes et de chambres d'hôtes ou encore d'un bail commercial ou d'un logement situé dans une résidence de tourisme.

LMP ou LMNP ?

Le choix du statut dépend du montant des loyers encaissés. Pour les loyers inférieurs à 23 000 € par an, le statut est celui du loueur en meublé non professionnel (LMNP). Le déficit foncier est imputable dans ce cas sur les bénéfices de même nature c'est-à-dire sur les revenus fonciers. Pour les loyers supérieurs à 23 000 € par an ou représentant plus de 50% des ressources, le statut est celui du loueur en meublé professionnel. Le propriétaire doit s'inscrire au registre du commerce et des sociétés. Les déficits d’exploitation sont imputables sur l’ensemble des revenus ce qui décuple encore l’impact défiscalisant.

Le saviez-vous ?

En période déficitaire (les frais dépassent les loyers perçus), les amortissements ne peuvent être déduits, mais ils peuvent par contre être imputés sur les revenus locatifs des années bénéficiaires.