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La défiscalisation



Il n'existe pas de solution toute faite en matière de défiscalisation. Chaque profil est différent. L'âge, la situation familiale, les revenus font varier considérablement les stratégies de défiscalisation.
Mettre son argent à l'abri du fisc est légitime et souhaitable. Pour autant, la défiscalisation est rarement une fin en soit. Elle s'inscrit dans une logique plus globale qui tient compte notamment de l'âge, de la situation familiale et des revenus de chacun. En effet, tous les dispositifs de défiscalisation offerts par l'Etat ont des avantages et des inconvénients. Une solution qui va convenir parfaitement à une personne ne sera pas du tout adéquate pour son voisin. La défiscalisation est donc bien personnelle. Elle doit prendre en compte ses besoins du moment et ceux à long terme. Le plus important quand on a des revenus confortables est de bien définir sa stratégie en fonction de son objectif personnel.

Des profils très variés
Selon son profil d'investisseur, différentes opportunités défiscalisantes sont possibles. Ainsi, pour un jeune cadre à hauts revenus, la stratégie de placement doit se définir sur des placements à court terme afin de pouvoir faire face aux évènements de la vie comme un mariage, une naissance ou encore une mutation professionnelle sereinement. Acheter un logement locatif sera dans ce cas une mauvaise idée puisque l'argent mobilisé ne pourra être disponible rapidement. Des placements à courts termes de types SICAV seront plus en accord avec les éventuels besoins rapides de trésorerie. Pour les investisseurs abordant la cinquantaine, les dispositifs de défiscalisation seront plus pérennes. La stratégie sera d'une part de choyer sa maison en profitant des bonus fiscaux pour l'amélioration de l'habitat (énergies nouvelles, chauffage performant...). L'autre option est de placer ses deniers dans une assurance-vie ou un PEA, un PERP en prévision de la retraite. Le patrimoine peut aussi se diversifié avec des investissements dans le secteur locatif lorsque les enfants ont quitté le nid et que les liquidités disponibles augmentent. Quand l'âge de la retraite sonne, la stratégie défiscalisante se tourne vers les enfants voire les petits-enfants. La succession se prépare en amont avec des donations. Les investissements dans des logements locatifs et dans les assurances-vie permettent de compléter le patrimoine à léguer aux enfants. L'achat d'objets d'art devient un placement plaisir tout comme celui de vins de grands crus millésimés.

A chacun son objectif
En fonction de l'âge mais aussi de la présence d'enfants ou non, les objectifs peuvent être très divers. La constitution d'un patrimoine permettant d'espérer un complément de retraite est souvent le premier objectif des investisseurs. Cette constitution de capital peut se faire soit par l'intermédiaire d'assurances-vie, de PEA, PERP, FCP, SICAV mais aussi en achetant des biens locatifs dans le cadre des dispositifs défiscalisants comme la loi de Robien, la loi Malraux, la loi Demessine, la loi Girardin. Le second objectif des investisseurs est successoral. Après une vie d'économie et de placements, le but est de faire profiter ses enfants au maximum de son effort sans trop en léguer au Fisc. Dans tous les cas, le meilleur conseil est de diversifier son patrimoine au maximum afin de pouvoir jouer sur plusieurs tableaux de façon conjointe.

Le saviez-vous ?
Les dispositifs de défiscalisation actuels sont finalement assez complexes à mettre en place surtout dans le secteur de l'investissement locatif. Des notions fiscales, financières et juridiques sont nécessaires pour comprendre tous les effets directs et indirects de chaque solution. Des sociétés spécialisées sont là pour étudier de façon personnalisée les meilleures solutions à retenir pour chaque cas.